Mode d’emploi : comment dépasser son égo ?

Quelques définitions de l’égo

Afin de pouvoir dépasser son égo, il est préférable de savoir ce qu’il est exactement.

D’après le Larousse, l’égo est le nom donné au moi comme « sujet personnel ». Son étymologie vient du latin « ego » qui veut dire « moi ».

Sur Wikipédia, on peut lire qu’en philosophie Hussert emploie le terme « ego transcendental » pour désigner le « moi sujet » qui anime la conscience. Pour Sartre, « l’égo n’est pas le propriétaire de la conscience, il en est l’objet ». Et enfin pour André Comte-Sponville l’égo « est moins ce que je suis que ce que je crois être (…) »

Toujours d’après Wikipédia, en spiritualité l’égo est la représentation fausse qu’un individu se fait de lui-même.
Je suis cependant d’accord avec Alexandre Nadeau (http://www.alexandrenadeau.com et https://www.facebook.com/AlexandreNadeauOfficiel/ ) quand il décrit la vision que l’on a de l’égo dans les milieux dits spirituels. Il n’existe pas, il est un concept fourre-tout qui regroupe tout ce que l’on considère comme mauvais dans l’homme.

Comment çà l’égo n’existe pas ?

Et bien non… La définition de l’égo dans la spiritualité, c’est un concept, une abstraction, une modélisation qui tente de décrire et prédire les comportements humains. Exactement comme les modélisations des climats et temps de la planète d’où découlent les algorithmes de Météo France qui tentent de prédire le temps des jours à venir. Et comme pour le travail fait à partir de modélisations mathématiques, travailler à partir de cette définition engendre des erreurs. Car comme dans les statistiques et probabilité lorsque l’on se base sur des lois telles que la loi de poisson ou la loi normale pour prédire le futur dans la réalité, se baser sur la définition « spirituelle » de l’égo c’est augmenter les risques, que ce soit celui de 1ère espèce α (rejeter une hypothèse juste) ou de 2ième espèce β (accepter une hypothèse fausse) puisque l’on part d’une affirmation fausse.

En fait, une seule définition est juste dans celles que j’ai donné. C’est la plus logique, et la plus imparable. C’est celle de la langue latine : « moi ». Simplement parce que ce n’est pas une définition, c’est la traduction littérale de « moi » en latin.
Mon égo c’est donc moi. Ce n’est pas la représentation que je me fais de moi. C’est ma personne en entier. De la même manière, votre égo, c’est vous en entier.

Que se passe-t-il si on travaille sur soi à partir de la définition spirituelle de l’égo ?

Dans une école, les enseignants ont fait une expérience avec leurs élèves. Ils se sont mis à traiter les bons élèves comme s’ils étaient mauvais, et les mauvais élèves comme s’ils étaient bons. Au bout de quelques semaines, les mauvais élèves étaient devenus meilleurs et les bons élèves avaient de moins bons résultats. Pourquoi ? Parce que les mauvais élèves ont commencé à croire qu’ils étaient devenus bons, et les bons à croire qu’ils étaient devenus mauvais.

Alors, que se passe-t-il si l’on est persuadé que l’on a une vision erronée de soi-même ? Et bien on va se mettre à agir en fonction de cela. Que se passe-t-il si vous vous mettez à croire au concept « égo » en tant que mauvaises parties de vous-même à éradiquer absolument et à tout prix ?

Et bien ces mauvaises parties, imaginaires au départ, vont prendre de l’ampleur. Vous allez essayer de lutter contre elles, et comme toute chose à laquelle nous donnons de l’énergie et de l’attention, elles vont s’amplifier.

Plus vous penserez que vous avez une mauvaise représentation de vous-mêmes avec, en plus, des mauvaises parties de vous à éliminer, plus elles existeront, et plus elles vous joueront des tours. Et vous vous mettez à lutter contre vous-même en entier. Car même ce qui vous est favorable en vous-même vous paraîtra mauvais. C’est un véritable cercle vicieux qui est mis en place car « tout ce à quoi je résiste persiste. » (Neale Donald Walsh).

Comment transcender l’égo selon la définition spirituelle ?

En fait c’est très simple. Il suffit de remettre l’égo à sa place, c’est à dire reprendre sa définition première. Votre égo, c’est vous. Simplement votre personne. Rien d’autre.

Réfutez le postulat qui dit que vous avez une mauvaise appréciation de vous-même. Personne ne détient les critères de ce qu’est une bonne appréciation de soi-même. Et surtout pas les représentants de religion, courants spirituels ou autres. Vous avez la bonne appréciation de vous-même suivant votre carte personnelle du monde.

Et non, l’égo ce n’est pas non plus le fourre-tout dans lequel on met tous les mauvais côtés de l’être humain. Car qu’est-ce qui crée des comportements mauvais, des complexes de supériorité (ou d’infériorité), des personnes qui en arrivent à faire du mal à d’autres ? La réponse est simple : des traumatismes et des croyances.

Chaque être humain agit uniquement selon ses traumatismes et ses croyances. Même et surtout ceux qui ont des comportements monstrueux et qui sont qualifiés de monstres. Et tous ont une vision d’eux-mêmes 100% adéquate à leur carte du monde.

Une fois l’égo remis à sa vraie place, il est transcendé. C’est aussi simple que çà. Au lieu de lutter contre des réactions émotionnelles qualifiées (à tort) de mauvaises, contre des paroles dites sans les penser, contre des pulsions violentes etc. il est alors possible d’agir sur leurs causes : soigner des traumatismes et changer des croyances. Et cela sera faisable car vous avez cessé de croire que l’égo est malin et fait tout pour ne pas vous laisser faire. Et en faisant cela, vous changerez votre carte du monde, donc la vision de vous-même. Vous changerez vos croyances, donc vos pensées, donc vos paroles, donc vos actions (qui incluent les habitudes). C’est ainsi que l’on change une vie. Mais, vous, votre personne, votre égo, sera toujours là mais à sa vraie place cette fois-ci !

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